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Le Babycarrier de Storchenwiege (version 2015)

Toutefois, ce grand classique méritait bien un coup de jeune ! Le test manquait cruellement à mon site, mais difficile d’être objective vis-à-vis d’un moyen de portage que l’on possède depuis longtemps : ce fut en effet l’un de mes premiers mei-tais, acheté lors de mes débuts de monitrice, alors que ma fille avait 12 mois. 

Le Babycarrier de Storchenwiege est un mei-tai hybride (aussi appelé "half-buckle", car contrairement à un mei-tai, sa ceinture n’est pas à nouer, mais à clip, comme celle d’un préformé). C’est un porte-bébé très répandu, de la marque allemande Storchenwiege (aussi connue pour ses écharpes et slings), qui n’a rien à prouver côté qualité. 

Peu séduite, je l’ai peu utilisé. En revanche, j’ai réellement découvert ses possibilités intéressantes pour le portage des petits bébés dès les 1ères semaines, en l’utilisant avec mon 2nd bébé dès 1mois1/2. De ce fait, il est aussi très apprécié en ateliers auprès des parents réfractaires aux écharpes et nouages, et plébiscité par les papas pour sa facilité et son style.

Alors, cette nouvelle version, c’est l’occasion de le redécouvrir et voir ce que les changements apportent !

Je vais donc présenter les caractéristiques, les modifications et différences avec l’ancienne version, tout en détaillant mes impressions en pratique.

Tout d’abord, côté prix, on se situe dans la moyenne : 99€. A noter qu’en 1 an, il a augmenté de 10€ mais on en trouve facilement d’occasion pour 60-70€ (enfin, pour le moment, dans son ancienne version !)

Ensuite, c’est donc un mei-tai hybride, réglable en hauteur et largeur. Le tablier est en tissu d’écharpe, on retrouve certains coloris rayés et « Léo » (tissage diamant) des célèbres écharpes Storch.

Très évolutif, il s’utilise dès les 1ères semaines. La notice annonce « dès la naissance », mais, comme pour la majorité des mei-tais, c’est un peu ambitieux (quoique, bien que je n’ai été à l’aise avec qu’à partir de 7 semaines, et que je ne le conseille pas avant, il peut tout de même être utilisé plus tôt, avec un bébé de bon poids et des ajustements soignés).

Puis, selon le gabarit de l'enfant, on peut tout de même envisager facilement de l’utiliser jusqu’à 2 ans - 2 ans 1/2, en sachant que le portage d’un bambin est plus confortable dans cette nouvelle version.

Sa ceinture à clip (3 points, sécurisée), n’a pas subi de modifications : on peut d’ailleurs le regretter, puisque ses dimensions restent trop lâches pour les porteuses à la taille plutôt fine. De plus, ses réglages peuvent être fastidieux si on change de porteur (maman/papa) et de porté (enfants d’âges rapprochés).

Les astuces ? Régler la ceinture au maximum et la nouer, sans utiliser la boucle, ou encore faire 1 tour 1/2 (pour la clipper sous les fesses de bébé).

Dans les 2 cas, ces ajustements font perdre en confort.

Les bretelles, rembourrées, mesurent 170cm, ce qui n’est pas trop long, et peut même être un peu court selon les gabarits, et obliger à nouer sous les fesses de bébé lorsqu’on porte devant.

La nouveauté, c’est un anneau de tissu situé à la base de chaque bretelle, que l’on peut ajuster et qui permet d’en diminuer le diamètre et ainsi de dégager le visage du petit bébé. Pour avoir testé lors d’un atelier avec une puce de 2 mois, ce qui me semblait accessoire s’est révélé efficace : la visibilité était dégagée, et elle n’avait pas la bretelle au niveau de la bouche ! 

Quoi qu’il en soit, je préfère de toutes façons généralement une installation façon enveloppé-croisé avec un petit bébé, jusqu’à 3 mois environ. D’une part pour le fait que les bretelles ne gênent pas non plus le bébé, mais aussi car le haut du dos est mieux maintenu, moins lâche, grâce à un meilleur serrage -> en vidéo ici

Ensuite, le tablier, c’est là où les principales modifications se situent. Côté mesures, peu de changements : la largeur minimale, qui se règle grâce à deux sangles, est de 12 cm, et mesure au maximum 39 cm : On perd 1 cm, sûrement dû aux (très) légers rembourrages qui ont fait leur apparition au bas du tablier, pour un meilleur confort au creux des genoux de bébé.

En hauteur, le tablier se règle grâce à des cordons, mais la fermeture qui renfermait la capuche et permettait d’allonger le tablier (comme pour le Manduca par exemple) a disparu ! On peut donc utiliser la capuche quel que soit l’âge du bébé, et le réglage est simplifié. Côté dimensions, elle est identique, évasée. (comme celle du Buzzidil).

Au minimum, le tablier garde donc les même mesures (25 cm environ, mesuré à plat). Donc les possibilités de portage avec un tout petit bébé restent inchangées. On n’a plus ce petit « boudin » au niveau de la nuque, formé par la capuche enroulée, on peut donc avoir une impression de moins de maintien du haut du dos, mais on peut toujours resserrer celle-ci dans sa hauteur, et, innovation, la resserrer sur sa base. 

Au maximum, on obtient un peu plus de 35 cm , contre 45 cm  pour l’ancienne version. Plus petit alors ? Non, car le surplus de tissu disparu en haut a été rajouté en dessous de la ceinture (+ 10cm)!

L’intérêt ? Un meilleur confort pour porter un grand bébé/bambin. Je m’explique : Bien que beaucoup utilisé de 1,5 à 3-4 mois, je l’ai peu-à-peu délaissé pour d’autres mei-tais plus confortables, comme le Mysol, puis rapidement le Ptitsy Moloko ou TCM, pour ne plus l’utiliser du tout après 6 mois. Cela ne m’empêchait pas de le présenter et l’apprécier en ateliers, mais avec une réserve quant à son confort au-delà de 6-10 mois. 

Avec le poids, le fait que la ceinture ne soit pas rembourrée et matérialisée au niveau du tablier, la base pèse, le bébé descend malgré un bon serrage des pans : la position devient inconfortable pour le bébé, pans serrés au creux des genoux, tablier qui remonte « trop », position accroupie exagérée.

De plus, le poids pour le porteur est surtout supporté par les épaules, la ceinture ne jouant plus assez son rôle.

Donc, ce surplus de tissu en dessous permet de « coincer » le tablier : les pans, en repassant dessus, bloquent le tissu sous la base, qui ne descend plus, mieux maintenue (façon podeagi en fait).

Le poids est mieux réparti, bébé reste à la hauteur initiale, devant comme dans le dos.

Mais alors, on perd en hauteur malgré des mesures identiques finalement ? Dans un sens oui, mais on peut déjà envisager d’une part qu’un bambin appréciera d’avoir les bras dehors, sans être trop contenu par un tablier qui remonte trop.

Et d’autre part, si on souhaite gagner en hauteur, il suffit, à l’installation, de ne pas trop serrer la ceinture (comme avec un Didytai) afin que la base de bébé descende bien dans le tablier (vidéo à venir!), et en prenant soin de pouvoir encore bloquer le tissu (d’ailleurs, la ceinture trop lâche pour les petits gabarits deviendrait presque utile…).

Pour avoir testé et comparé les 2 avec mon bambin de 2 ans, j’ai été frappée par la différence de confort que cette modification confère.

Sans battre des records, il devient un mei-tai polyvalent, tout de même bien évolutif, confortable, qui peut accompagner bébé dès les 1ères semaines, et  jusqu’à la fin du portage (2,5-3 ans).

C’est, selon moi, une valeur sûre sur laquelle on a du recul concernant la qualité et le vieillissement. Cela n’empêche qu’il ne reste pas mon préféré (j’aime trop les bretelles déployables !), mais cette nouvelle version le fait vraiment figurer dans  mon « top » mei-tai ateliers !!

Le Babycarrier est disponible à la location!

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